Maladie grave après un vaccin: le syndrome de la voiture neuve

Au moment où le Ministre de la Santé annonce une accélération de la campagne de vaccination, nous ressortons cet article de nos tiroirs. Non pour jeter un enième caillou dans la mare ou donner du café à moudre aux anti/pro-vaccins. Mais juste pour avoir les idées (plus) claire en cette période troublée.

Le vaccin contre le coronavirus est prêt.  C’est un nouveau vaccin. Mise au point rapide, technologie pas/peu éprouvée, efficacité pas/peu prouvée… les critiques – fondées ou non – à son endroit ne manquent pas. Ce qui peut expliquer son accueil mitigé; or même qu’il est présenté comme la seule arme à notre disposition pour venir à bout de cet – à plus d’un titre – empoisonnant virus. Les effets secondaires, voilà bien un argument massue brandi par les “vaccinosceptiques”.  Mais est-il vraiment recevable?

Pour les scientifiques Eric Billy, immuno-oncologue, membre du collectif “Du côté de la science” qui entend partager et vulgariser les connaissances scientifiques et lutter contre l’obscurantisme, et Eric Muraille, immunologiste et chercheur FNRS, les effets secondaires graves liés à la vaccination sont très (très) rares.  Et d’ajouter que le risque est surévalué jusqu’à établir un lien de causalité incontestable entre leur affection et la vaccination.  Cette défiance à l’égard d’un vaccin est le fait d’un biais de la perception du risque.  Mais qu’est-ce donc que cela?

“Les accidents de voiture sont très fréquents”, explique Eric Muraille, “mais les Belges continuent à rouler”. “Il s’agit du risque vis-à-vis d’un événement courant, qui est sous-évalué, alors que le risque vis-à-vis d’un accident de parcours très rare (après s’être fait vacciner) est surévalué”.  Eric Billy prend, quant à lui, l’exemple de la voiture neuve.  Une voiture neuve peut tomber en panne; pour autant nous continuons à en acheter.

Pfizer et les cas rares

La Food an Drug Administration (FDA), l’organisme américain de régulation, a publié un rapport détaillé sur son étude des données de l’essai clinique de phase 3 de Pfizer-BioNtech.

Hormis les effets secondaires habituels consécutifs à un vaccin, le rapport mentionne 0,5% de cas de personnes souffrant de problèmes médicaux graves durant l’essai clinique. Cependant, ce taux est exactement le même que dans le groupe placebo. Il n’y a donc pas de raison de penser que ces maladies sont dues au vaccin.

Maintenant tu es libre de croire que les données avancées par les scientifiques sont infondées, truquées, orientées (faut vendre la camelote maintenant qu’elle est produite) sinon purement et simplement inventées… ou tu peux prendre te poser et prendre du recul.

Lire l’article complet sur : www.rtbf.be

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